jeudi 27 décembre 2007

Le petit gris.

Aujourd'hui, le 27 décembre, c'est notre seconde visite chez le gynéco.
Ambitions : Première échographie morphologique officielle servant à la détection du HT21, voir si tout vas bien et donc à visualiser notre rejeton.
Première petite déconvenue, l'évaluation du risque de HT21 est remis à plus tard car il est encore un peu tôt dans la grossesse et nous la feront donc dans une semaine avec le remplaçant du Dr. Mintz qui doit s'accorder là l'unique petite semaine de vacances de l'année.
Seconde déconvenue, et énorme déception pour Cathy, l'interdiction pour elle d'exposer le bébé aux grosses sources sonores. Adieu donc son accompagnement aux concerts de Nedra pendant la promotion de notre album. Avec de la chance elle pourra assister aux shows acoustiques mais je m'assurerai d'abord que le niveau ne sera pas trop élevé.
Enfin Cathy prend possession du fauteuil qui va lui procurer le plus d'émotion de l'année à venir, le gynéco s'apprête et, oh surprise, notre fruit de l'amour (oh que c'est joliment dit) nous apparaît à nouveau sur l'écran mural. Il n'y a pas à dire c'est plus du tout le grain de riz du mois dernier, cette fois il ressemble bien plus à un haricot; voilà enfin le vrai, l'unique, le grand et miraculeux foetus. Du haut de ses 36mm nous entendons à nouveau son petit coeur battre et sommes estomaqués devant les réflexions de Mintz s'amusant de ses "mignons petits pieds" que nous avons bien du mal à déceler de nos yeux embués et novices. Mais ce qui retiendra le plus l'attention de Cathy c'est sa tête, elle y voit la forme de celle de ceux qu'on appelle les "petit gris". Mais si, vous savez, ces fameux extra-terrestres au visage anguleux sensés être parmi nous depuis des décennies. Déjà que je trouve que la forme générale rappelle celle d'un alien du film du même nom, voilà qu'il a maintenant le faciès d'un "petit gris". Qui a dit que je regarde trop de films fantastique ?
.... pffff !!!

mercredi 26 décembre 2007

Ripailles et layettes (l'annonce aux familles).

Nous y voilà enfin, au grand soir où les parents de Cathy vont apprendre qu'il ne leur reste que quelques mois avant de devenir grand-parents. Nous sommes un peu tendus en arrivant chez eux, surtout que nous connaissons le menu depuis le matin et que tout nos espoirs pour que Cathy puisse trouver de quoi picorer est tombé à l'eau. Langoustines, Saint-jacques et Homards nous attendent. Cathy étant toujours dans un état permanent de nausées cela n'arrange rien à l'affaire. Pour marquer le coup nous avons décoré une boite à chaussure, l'avons rempli de coton et de lambeaux de papier crépon rose et bleu (ben oui, tant qu'on sait pas si c'est une fifille ou un gagars...) et avons délicatement posé sur ce "lit" un biberon.
Nous leur donnons le paquet en leur disant que c'est un cadeau familial et qu'il doivent l'ouvrir ensemble. Jean, le frère de ma mie, n'est pas encore rentré du boulot mais on est bien obligé de leur annoncer au début du repas pour expliquer les absences répétées aux toilettes et le fait qu'elle ne va quasiment rien manger. A l'ouverture de la boite les deux restent stoïques, ma belle-mère pensant que c'était un souvenir de Bruxelles où l'on venait de passer deux jours. Il nous faut les aiguiller un peu pour qu'ils comprennent où on veut en venir avec notre biberon et assez peu de temps avant qu'ils se lèvent féliciter la future maman. Lorsque le beau-frère rentre du boulot on lui fait la blague à son tour et là, surprise, de prime abord il croit qu'il a mis une fille enceinte et que nous venons lui apprendre. En voilà donc 3, de plus, heureux pour nous. Autant dire qu'a part les petits four apéritifs et la glace au dessert Cathy n'a encore rien manger. Et un réveillon de foutu pour elle !
Le lendemain midi c'est à ma mère qu'on fait le sketch. Pas fous nous avons récupéré la boite (mais laissé le biberon en cadeau, on n'est pas des sauvages) et y avons cette fois çi placé des tétines. La pauvre a mis plus de temps à comprendre, croyant qu'on se moquait d'elle, et il fallut la mettre sur la voie, mais son émotion le moment venu fût bien plaisante à voir.
Voilà enfin les choses faites. Cela restera un joli moment pour nous et, nous l'espérons, pour eux.

samedi 22 décembre 2007

Une truffe.

Je ne sais pas si c'est l'appel de noël et sa vague de miellosité mais je ne me suis jamais senti aussi truffe que lors de cet après-midi.
Suite à un colis suspect dans le métro je me vois contraint de finir à pied le trajet qu'il me restait à faire pour rentrer. Etant en train de finir la lecture de "Futur Papa !" au chapitre le plus epoustouflant, celui de l'accouchement, je décide de continuer ma lecture dans la rue en marchant, ce que je fais rarement car c'est le meilleur moyen pour moi de me mettre le nez dans un poteau, le pied dans le caniveau ou dans une crotte de chien (rayez la mention inutile.... ou pas). Arrivé à la fin du chapitre me voilà comme la lune, planté sur le boulevard Voltaire, à retenir un trop plein d'émotion et à me sentir réellement truffe de pas réussir à gerer ça. Réellement truffe d'avoir les yeux mouillés en pleine rue au milieu d'inconnus.
Je sens que les hormones n'ont pas fini de me jouer des tours.

mardi 18 décembre 2007

De l'idée d'un tel Blog.

Je ne vous ai pas dis le pourquoi du comment de ce blog. En fait l'idée m'a été soufflé par un livre "Futur Papa !" de Fabrice Florent (Merci Guillaume ;o) ) dans lequel l'auteur crée un blog pour raconter SA grossesse et n'en donner la lecture à sa femme qu'après l'accouchement. Loin de moi l'idée de plagier mais l'envie de m'épencher de cette manière me parait fort adapté à mes besoins (et oui, une future maman ça a des envies et un futur papa ça a des besoins). Je ne souhaite pas non plus copier son style et surtout, surtout, je veux que la future maman puisse le découvrir au fur et à mesure. cela nous serviras sans doute à alimenter nos discussions quant à nos points de vus sur la grossesse, la naissance et l'éducation de notre futur rejeton.

samedi 15 décembre 2007

De l'organisation des repas de fêtes.

Comment faire? Comment faire pour que Cathy puisse manger lors du réveillon de Noël chez ses parents et du repas du jour de Noël chez ma mère? Ça fait maintenant plusieurs jours qu'elle n'a goût pour presque aucun aliment si ce n'est des envies cycliques (une semaine de boursin à l'ail et fines herbes, une semaine de corn flakes, une semaine de...) et qu'elle régurgite le peu qu'elle avale. Rien que l'évocation de ce qu'elle serait susceptible de manger lors de ces repas la fait se diriger vers les toilettes avec une grâce toute glamour (oui j'exagère un peu). Quand en plus de ça on sait qu'une femme enceinte a des restrictions alimentaire et qu'on ne veut pas éveiller les doutes avant ces dates je vous laisse imaginer la difficulté de la tache. Le pire étant de se mettre d'accord avec ma mère sur ce qu'on mangera sans qu'elle puisse se douter que les restrictions alimentaire que je lui fait subir vienne de son(sa) futur petit(e) fil(le)s puisqu'elle ne l'apprendra que ce jour là. Du coup Cathy passe (avec humour) pour une bru bien chiante qui n'aime rien. En ce qui concerne le dîner chez ses parents c'est une autre paire de manche car on ne nous a pas consulté pour l'élaboration du repas et nous croisons les doigts pour qu'il y ai autre chose que des fruits de mers à table.

dimanche 9 décembre 2007

Quatre garçons dans le vent (et une fille aussi).

Nouvelle étape? Nedra ! Le groupe dont je suis le chanteur.
Après tout ce que j'ai traversé avec ces mecs là je leur doit bien de partager notre joie dans des délais assez bref. Puis les voyant très régulierement il vallait mieux qu'ils sachent ce qui se trame au cas où j'arrive en répétition en tirant une gueule de six pieds de long parce que quelque chose cloche dans notre grossesse.

J'ai attendu l'arrivée de Cathy et la fin de la répète, au moment où tout le monde range ses affaires, pour qu'on puisse s'entendre et annoncer à Nico, Polo, Vass et Antoine (sans oublié la présence d'Isa) la grande nouvelle. J'ai commencé mon petit speech de façon à les aiguiller sur la possibilité d'un mariage avant de leur réveler l'arrivée d'un mininous. La supercherie a eu l'air de fonctionner et les vannes ne furent pas longues à fuser. En très peu de temps on s'est rendu compte avec Cathy qu'Antoine s'y connaissait plus qu'il ne le laissait soupçonner sur les grossesses et la particulière émotion de Nico fît plaisir à voir.

Prochaine étape? Nos familles...

mercredi 5 décembre 2007

Du pourquoi de l'annonce aux proches.

Plus la nouvelle d'un intrus, d'un "parasite", dans le ventre de ma Cathy se fait réelle dans nos têtes, plus l'envie de la partager avec quelqu'un se fait pressante. Mais voilà, le raisonnable délais des 3 premiers mois, les plus à risques, apparait au dessus de nous tel une épée de Damoclès. Que faire ? Ronger notre frein et attendre début janvier d'être certain que la grossesse se passe bien pour en faire profiter l'entourage, ou bien le révéler à une liste restreinte de proches en sachant qu'en cas de coup dur nous aurons sans doute besoin d'eux pour appaiser notre peine ? Il faut dire que cette excuse nous arrange bien pour délier notre langue sans scrupules. Tout naturellement le choix des premiers au courant se porte vers 2 amis de Cathy, devenu aussi les miens, William et Franck. Après avoir fait des salamalecs au téléphone pour réussir à les inviter à prendre l'apéro sans qu'ils se doutent de quelque chose, nous voilà confrontés à la façon de leur apprendre LA chose. Quelques jours et une petite mise en scène à l'aide de grains de riz et d'haricots sec plus tard nous voilà 4 a partager notre bonheur. Une surprise pour William qui pensait qu'on voulait annoncer un mariage et un peu moins pour Franck qui penchait pour l'autre version. Dans tout les cas les voilà tout les deux heureux pour nous.
Cathy ayant dû s'arrêter quelques jours et les raisons étant inscrites sur son arrêt de travail, elle ne pouvait raisonnablement pas le cacher à sa directrice et ses collegues (entendu que la fameuse directrice n'aurait pas attendu longtemps avant de mettre tout le quartier au courant).
De mon côté, ayant une collegue qui est passée par là il y a quelques mois, je tente une approche discrete pour lui soutirer des informations sur la grossesse en lui parlant de la sienne. Apparement je suis nul à ce jeux là. Il ne lui a pas fallut longtemps avant de me dire à brûle pourpoint "Au fait, mes félicitations..." avec un sourire qui en disait long.
Grillé !

dimanche 2 décembre 2007

De la confirmation d'un doute à l'affirmation d'un pro.

Jeudi 22 novembre à l’aube (vers 6h30 du matin) : Une voix qui me semble affolée me sort du sommeil, moi qui ne travaille pas avant 14h30, et me fait craindre un énième problème de fuite dans la salle de bain.
« Olivier, Olivier, oh lala !!! Olivier… c’est positif ! Oh lala, oh lala !! ».
C’est le « c’est positif » qui me fait d’un coup émerger de ma nuit. Je comprend que Catherine n’a pas attendu de me réveiller pour faire le test. Elle est déjà assise au pied du lit, et je l’y rejoins. Nous sommes assis là, côte à côte, regardant le test de grossesse et ses deux traits rouges. N’y croyant pas. Répétant inlassablement des « oh lala », riant et pleurant de concert.
La journée qui suivi ne laissa pas un instant de répit à mon cerveau qui tenta d’assimiler la possibilité d’un bébé dans le ventre de ma Cathy. Je dis « la possibilité » car je préfère ne pas m’emballer en faisant confiance à un simple test de grossesse et je préfère attendre l’avis d’un expert. Le fameux et mystérieux (pour nous les hommes) gynécologue...

Rendez vous fut pris dans la journée mais aucune date avant le 07 décembre n’était libre. Il allait falloir ronger son frein avec patience (et avec un certain stress malgré tout). Le lundi 26 novembre Cathy n’en peut plus des douleurs qu’elle endure depuis quelques jours et j’appelle le gynéco pour savoir si il peut nous recevoir en urgence le lendemain soir. Coup de chance, un rendez-vous est annulé et une place est libre pour 19h40.
Le mardi 27 ;o) novembre, à 19h37, nous sommes dans la salle d’attente. Les patients s’éternisent dans le cabinet et nous stressons jusqu'à 20h45. Le Dr Mintz nous reçoit enfin. Nous lui faisons par du résultat du test et des douleurs au ventre. Il ne s’inquiète pas du tout et accompagne Cathy dans la pièce d’à côté, la salle d’auscultation. Je ne les accompagne pas et reste assis dans mon coin, attendant sagement. Je perçois leur voix et surtout celle du médecin disant à ma fiancée que son « ami peut se rapprocher ». Elle n’a pas le temps de le formuler que je suis déjà dans l’encadrement de la porte, derrière elle, ne voyant que le sommet de son crâne et ses pieds surélevés sous un écran accroché au mur. C’est sur cet écran que je découvre en même temps qu’elle le « grain de riz » à qui il va falloir trouver un prénom. A peine a-t-on le temps de nous remettre de cette émotion que le Dr fait une chose à laquelle on ne s’attendait pas : Il nous fait écouter le cœur du «grain de riz ». Après quelques recommandations du toubib et moult questions de ma part nous quittons le cabinet soulagés et heureux de ce que nous venons de vivre.
C’est là, en rentrant tard à la maison, que Cathy cède à sa première « envie » (qui n’en est pas une, mais comme elle avait besoin d’un prétexte) : Une pizza ! Ce jour là elle est déjà enceinte de 7 semaines et ce n’est que le début des nausées et des chamboulements dans son corps qui vont nous tomber dessus dès les jours suivants. Moi, pour ma part, je me sens totalement abruti et assommé par cette « énormité », et tellement…
...heureux.

samedi 1 décembre 2007

Puisque toute aventure a un commencement...

Tout a commencé un 27. Un 27 décembre pour être plus précis. J'ai sonné à sa porte, tard le soir, pas trop essoufflé d'avoir gravi les 5 étages car j'avais pris la peine d'y aller mollo pour pas être ridiculement haletant lorsqu'elle ouvrirait la porte. j'ai sonné, elle a ouvert, je suis entré... et plus jamais reparti.
Je vous passe les détails de notre vie commune durant tout ces mois qui filèrent en un clin d'oeil. Là n'est pas le sujet.
Bizarrement c'est aussi un 27 que je l'ai demandé en fiançaille.
Et c'est encore un 27 que la réalité nous a rattrapé.... mais ne brûlons pas les étapes.

Ça faisait un petit moment qu'on évoquait l'idée de fabriquer un mini nous. Un petit être qui aurait ma bouille (s'il a pas de chance) ou ses cheveux (si elle a de la chance). Puis on est passé aux choses sérieuses... aux travaux pratiques.
Un truc louche qu'elle a chopée au retour des vacances d'été mis le projet en stand by. On préférait éviter de procréer alors qu'elle était sous traitement et subissait une IRM alors qu'on avait aucune connaissance des risques du produit injecté sur les femmes enceintes. Il faut dire qu'après diverses recherches sur internet j'ai vite compris que si l'on voulait être rassuré là dessus il fallait a tout pris éviter de chercher sur la toile. Il suffit de rentrer un symptôme de rhume dans Google pour se retrouver en un rien de temps avec la certitude qu'on va mourir d'un truc rare et incurable. Là dessus, l'IRM étant passé, on refait moins attention... et paf !
Bien entendu c'était un 27 !